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#35# Dites, c'est grave, docteur? Non, parce que si c'est grave, vous pouvez me le dire. Je suis capable de l'entendre. En même temps, si c'est vraiment grave, vous pourriez peut-être me le faire comprendre à demi-mots, le temps que je m'y habitue.

 
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Se poser, regarder...
Prendre conscience d'être là, juste là, dans le monde. Ni plus, ni moins.
Et sans toujours se demander si, ou pourquoi, faire au fur et à mesure les simples gestes du quotidien. Sereinement.  Effectuer les tâches les unes après les autres, pour savourer des instants de vrai repos.
Pas celui trop souvent pollué par l'urgence de ce qui reste à faire, mais le vrai, celui qui permet le vide.
 
Se sentir tout simplement être.

#34# Il existe deux types de personnages dans le cinéma de Shyamalan : ceux qui agissent rationnellement et ceux qui agissent irrationnellement. Dans les deux cas, ils suscitent notre sympathie de par leur humanité, de par le dilemme qui les habite.

 
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«Maintenant que nous savons qui vous êtes,
je sais qui je suis.
Je ne suis pas une erreur.
Tout cela est logique :
dans les bandes-dessinées, le vilain est à l’opposé du héros.
Ils sont amis comme vous et moi
[Incassable -  M. Night Shyamalan]
 
Savoir qui on est en se référent à la perception que les autres ont de nous ..
Mais c'est dans la limite de leur approche que nous dessinons véritablement les méandres de notre être, les secrets de notre âme. C'est dans ce que l'autre ne percevra pas que nous continuerons d'être. Véritablement. Sincèrement. Secrètement?
A l'autre bout de soi, l'autre apparaît d'abord comme un double rassurant, miroir réconfortant.
Parfois même, il semble guider, voire révéler la personne qui en nous sommeillait.
Mais à l'autre bout de soi, l'autre se révèle double négatif : la chaîne est la même, mais les maillons auront opposé ce qui les avait en apparence assemblés.
Non plus miroir, reflet : mais bien dichotomie définitive.
Et c'est pour cela que certaines rencontres sont vécues comme des évidences : alliance des contraires, oxymore ironique de la vie, elles réunissent ceux qui jamais n'auraient dû se croiser. Pour qu'ils se complètent enfin, qu'ils affrontent, comme dans un ultime combat, le sens même de ce qu'ils sont.
De là peuvent naître les plus belles histoires. Comme les pires déchirures.

#33# Il faut lui dire qu’elle est un être unique, irremplaçable, un objet d’amour, et pas seulement de désir et de plaisir. Le but : la rassurer sur la pérennité de votre amour. [Rendre une femme amoureuse.http://www.les-ames-tendres.com]

 
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" Elle se montrait tout autre qu'il ne l'avait rêvée, essayant de le séduire avec des grâces puériles, des enfantillages d'amour ridicules à son âge. Etant demeurée jusque-là strictement honnête, vierge de coeur, fermée à tout sentiment, ignorante de toute sensualité, ça avait été tout d'un coup chez cette femme sage dont la quarantaine tranquille semblait un automne pâle après un été froid, ça avait été une sorte de printemps fané, plein de petites fleurs mal assorties et de bourgeons avortés, une étrange éclosion d'amour de fillette, d'amour tardif ardent et naïf, fait d'élans imprévus, de petits cris de seize ans, de cajoleries embarrassantes, de grâces vieillies sans avoir été jeunes. Elle lui écrivait dix lettres en un jour, des lettres niaisement folles, d'un style bizarre, poétique et risible, orné comme celui des Indiens, plein de noms de bêtes et d'oiseaux.
Dès qu'ils étaient seuls, elle l'embrassait avec des gentillesses lourdes de grosse gamine, des moues de lèvres un peu grotesques, des sauteries qui secouaient sa poitrine trop pesante sous l'étoffe du corsage.
Elle aurait dû sentir, lui semblait-il, qu'il faut, en amour, un tact, une adresses, une prudence et une justesse extrêmes, que s'étant donnée à lui, elle, mûre, mère de famille, femme du monde, elle devait se livrer gravement, avec une sorte d'emportement contenu, sévère, avec des larmes peut-être, mais avec les larmes de Didon, non plus avec celles de Juliette. "
[Bel-Ami - G.de Maupassant]

#32# Bizarrement, c'est régulièrement début juillet que démarrent les travaux d'amélioration du quartier. Et la pelleteuse semble avoir délibérement choisi de creuser chaque matin, à 7 heures 30 précises, juste sous ma fenêtre. Même si je me couche tard.

 
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On ne les a pas encore mis en éventail... Il faudra attendre quelques semaines avant de se retrouver au bord de la mer.
On les aère cependant dans des sandales, des tongs .. tout ce qui permet la circulation naturelle de l'air.
On les laisse nus, dans la journée, et le contact frais du sol rajoute à la tiède sensation de vacuité.
 
Juillet, c'est le vide, c'est le rangement, le classement, le tri .. Les moments où on devrait démarrer quelque chose, mais qu'on repousse à demain.
Demain, on aura le temps. Demain, on commencera avec énergie. Aujourd'hui, il fait bon se laisser aller, se laisser glisser dans le néant intellectuel et confortable du canapé.
Demain. Plus tard.

#31# Celle-ci est une gamine Qui tient tellement à sa peau Qu'elle baisse ses yeux encre de Chine Mais jamais son kimono Celle-ci est une fillette Qu'on ne mange pas avec les doigts Il faut la prendre avec des baguettes Sinon elle ne veut pas [Gainsbourg]

 
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Que voit-il vraiment quand il la regarde ...
Son désir efface le sien,
et son corps se transforme
au gré de son caprice.
 
Derrière l'objectif, il perd le sien,
et règle le flou de ses envies
sur un modèle déposé, dépassé.
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... parce que la ponctuation est parfois la clé du bonheur. De la liberté.